On se pose souvent la question sur l'origine du black-jack. Son histoire fait souvent l'objet de discussions passionnées, même si l'on sait que le jeu descend directement des jeux français, comme le "Chemin de fer" ou le « French Ferme ». Comme on l'a vu plus haut, le Black jack est donc originaire des casinos français des années 1700, mais bien malin qui pourrait donner une année précise. Le Blackjack rejoingnit les USA au début du XVIIIe siècle. Le nom du Black jack vient d'un jeu ou l'un des joueurs obtint en premier deux cartes noires : le valet de pique et l'as de pique. Mais l'origine du Blackjack, dans sa complexité, réside surtout dans une combinaison enchevêtrée de l'histoire.
En 1953, on appliqua au Black jack les opérations de mathématique. Les pionniers du Black jack se servirent de calculatrices pour réduire l'avantage du casino - ce qui était légal à cette époque. Roger Baldwin écrivit pour le "Journal of American Statistical Association", un article intitulé « Stratégie optimale pour le Black jack ». Pourtant, ce ne fut jamais LA stratégie idéale. D'abord, on améliora bientôt ce système, grace à l'indispensable ordinateur. Puis la calculatrice, trop lente pour effectuer les calculs, rendait la durée du jeu trop longue.
Depuis, on a effectué de nombreuses modifications au Black jack, surtout afin d'augmenter l'avantage du casino. Les casinos ont introduit de nouvelles techniques, comme par exemple les appareils à brasser les cartes, ou les paquets de cartes multiples, et qui ont pour but de réduire l'avantage de ceux qui comptait les cartes, tout en suivant les paquets. Ces modifications, et le fait que l'on ne puisse jamais apprendre parfaitement les instructions des livres, ont rapporté aux casinos de nouveaux profits non négligeables.

En 1962, Eward O. Thorp a modifié la stratégie de base et la mise du black-jack. Il a élaboré la première technique de comptage de cartes sans calculatrice. Il est l'auteur d'un livre dans lequel il résume toutes les informations sur le black-jack. Dans sa conclusion, il a rédigé le fameux « Battre le donneur ».
Comme on peut l'imaginer, les casinos n'ont pas accueuilli ce livre très chaudement, car celui-ci aidait surtout à réduire leurs profits. Ces derniers cherchèrent bien à modifier les règles du black jack afin de rendre le gain aux joueurs plus difficile. Mais cela ne durera pas, les gens se révoltant contre les nouvelles règles en désertant les casinos. Voyant les profits diminués, les casinos revinrent aux anciennes règles, malgré l'utilisation du fameux livre, qui causa certes des pertes, mais bien moindre que la désertion rebelle des joueurs.
La variante espagnole du 21 propose aux joueurs des règles beaucoup plus libres (avec le droit de se « sauver » ou de renoncer à une mise), comme le règlement du bonus pour 5 ou davantage 21, 6-7-8 = 21, 7-7-7 = 21. Ayant une bonne stratégie de base, le 21 espagnol propose néanmoins moins d'avantages que le black-jack. Aussi, des modifications de règles ont provoqué l'apparition de nouvelles variantes du jeu. Ces modifications n'ont pas seulement attiré de nouveaux joueurs, mais elles ont aussi augmenté les possibilités de gains.
Le Double Blackjack découvert est une variante ou les cartes de la personne qui distribue sont découvertes. Ce jeu augmente les gains grace au règlement d'une somme identique à la somme de la mise.
À sa création, le Blackjack se jouait avec un jeu de 52 cartes. Cependant, ce jeu unique représentait une faille vis-à-vis de l'avantage du casino. En effet, un mathématicien du nom de Edward Oakley Thorp a su démontrer un moyen permettant de gagner au Blackjack en comptant les cartes. Les casinos ont tellement été affectés par sa trouvaille qu'ils ont décidé d'augmenter le nombre de jeux de cartes contenus dans le sabot. En France ce nombre s'élève à 6 (soit 312 cartes), 4 au Royaume-Uni (208 cartes) et de 1 à 8 aux États-Unis (soit jusqu'à 416 cartes). De plus, ils s'arment de plus en plus de mélangeurs automatiques permettant de refaire le sabot après chaque coup.
La table de Blackjack comporte différents éléments :
* La banque. Positionnée juste devant le croupier, elle est minutieusement fermée, puis comptée par le croupier sous le regard autoritaire du chef de salle. La banque contient les jetons destinés au paiement des joueurs.
* Le sabot : une boite en plastique (souvent noire) dans laquelle est introduit l'ensemble des cartes, et qui permet au croupier une distribution rapide et fluide.
* Le rack de défausse. Ce rack est conçu pour accueillir les cartes jouées au fil de jeu.
* La fente à pourboires (qui reste souvent quasi-vide).
* Enfin, la table de Blackjack est marquée de 7 cases appelées spots, dans lesquelles les joueurs placent leurs mises. Le croupier distribue les cartes devant les cases respectives à chaque joueur.
Il y a de multiples systèmes de comptage de cartes au Blackjack, mais le système Hi-Lo proposé par Edward O. Thorp en 1963, et redéfini plus tard par Julian Braun et Stanford Wong, reste l’un des plus simples. Cette méthode consiste à compter les points. Le principe est celui-ci : on attribue une valeur (1, 0 ou -1) à chaque carte distribuée aux joueurs et au donneur.
Après un mélange des cartes, le comptage commence à zéro. Les As et cartes équivalant à 10 comptent pour -1. Les cartes 7, 8, 9 comptent chacune pour 0. Les cartes 2, 3, 4, 5 et 6 comptent chacune pour +1.
Exemple pratique :
* Le donneur distribue la séquence suivante de cartes : 5, 7, As, 6, 3, 8, Valet.
* À chaque carte qui sort, le comptage est ajusté ainsi : +1 pour le 5, 0 pour le 7, -1 pour l'As, +1 pour le 6, +1 pour le 3, 0 pour le 8, -1 pour le Valet.
* Soit un comptage en cours de : +1 + 0 - 1 + 1 + 1 + 0 - 1 = +1
* Le comptage final, après la séquence ci-dessus est donc de +1.
Le système Hi-Lo est un exemple de comptage de cartes équilibré. Il y a autant de +1 que de -1 dans le jeu, donc un comptage des 52 cartes donne 0 à la fin.
Lorsque les cartes sont distribuées, le joueur continue de compter mentalement les cartes qui sont jouées et détermine ainsi s’il doit miser ou non :
* Plus le total est élevé, c’est-à-dire si le taux de cartes à distribuer (10 points et As) est élevé, plus la partie tourne à l’avantage du joueur et il doit augmenter sa mise.
* Si le total tourne autour de 0, le sabot est neutre et ni le joueur ni le donneur n’a clairement l’avantage sur l’autre.
* Enfin lorsque le total est très faible, cela signifie que le joueur n’a vraiment pas l’avantage sur le donneur : les cartes à venir seront faibles. Il est alors recommandé d’effectuer des mises minimales, voire de quitter la table.
Au cours de la distribution des cartes, le comptage des cartes s’avère plus précis et le joueur peut augmenter ou diminuer sa mise en se fiant à une plus grande probabilité de gagner. Il ne faut pas oublier que le comptage n'est réservé qu'à une certaine catégorie d'individus. Cette technique requiert de nombreuses qualités telles qu'une grande aisance en calcul mental, savoir être concentré sans le montrer au croupier ni à la sécurité, un grand sens logique afin de modifier la stratégie de base et il faut également avoir le défaut d'être amoureux du jeu.